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トウフ生活 - Tofu Seikatsu : Journal de vie d'un Français au Japon

Tofu Seikatsu: Journal de vie d'un Français au Japon au quotidien, blog, photoblog, anecdotes, embrouilles, coups de gueule, coups de coeur, coups de mou au Pays du Soleil Levant... et parfois en France aussi

29 janvier 2007

Indigo Jam Unit Live@Duo, Shibuya

Ce soir, mes pas m'ont mené à Shibuya pour le concert d'un groupe méconnu, mais qui gagnerait à l'être: INDIGO JAM UNIT.

indigologo

Inutile de préciser qu'ils sont japonais, peut-être utile d'ajouter qu'ils sont d'Osaka, et au combien essentiel de dire qu'ils font du Jazz...

Depuis quelques jours, j’ai réactivé mon immense passion pour le jazz japonais. J’avais gardé de ma première lecture du Petit Futé Japon, il y a plus de 6 ans, que Tokyo était LA ville du jazz. C’est un fait que j’eu tendance à oublier au fur et à mesure des étapes de ma vie ici.

Hors depuis quelques mois déjà, j’ai repris une fâcheuse tendance à traîner dans les bons vieux magasins de disques à l’ancienne. On trouve toujours de ces vieilles échoppes d’antan, avec des étagères encombrées du plancher au plafond.

On circule encore entre des piles instables de disques, où émargent des noms de vieilles gloires oubliées, de légendes bien vivantes ou de jeunes pousses affamées. Pendant qu’un spécialiste déguisé en salaryman oubliait sa cinquantaine grisonnante en partageant l’écoute du vinyl de Miles Davis de 1957 avec son fils aux tresses dreadlockées, je suis tombé de mon côté sur ce quartet d’Osaka donc, qui m’a rebooster mon amour du jazz : Indigo Jazz Unit

Je vais arrêter avec ma rengaine vintage-old school car il s’avère que le groupe est aussi en bonne place dans les bacs des Tower Records et HMV (équivalent de la FNAC au Japon). Le Jazz ici commence à s’ouvrir de plus en plus vers un public jeune et éclectique, boosté par la vague electro jazz, voire même hip-hop. Ainsi il est très facile de passer d’un album de The Roots ou de Kyoto Jazz Massive à ceux d’Indigo Jazz Unit.

Moins speed que Soil & Pimp Sessions (dont j'évoquais l'album il y a quelques mois ici), à coup sûr moins dansant que Tokyo Ska Paradise Orchestra, Indigo Jam Unit zappe ce qui pourtant fait de moi le mangeur invétéré de galettes que je suis : les cuivres. Ni trompette, ni trombone. Pas de saxophone non plus. On reste dans le triptyque basique : Piano-Contrebasse-Batterie, avec l'ajout épatant et original d'un deuxième batteur-percussioniste qui sait apporter du groove dans les morceaux funky, et de l'ambiance dans ceux d'ambient...

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bss011_1_Pour info, ils ont sortis deux albums que je recommande chaudement: Demonstration et 2x2.

Le concert était plutôt sympa, très jeune (moyenne d'âge:24-25 ans à tout casser), et les morceaux entrecoupés de discours plutôt marrants du contrebassiste (en osaka-ben, le dialecte d'Osaka, bien évidement).

Les morceaux du groupe sont en écoute en cliquant >>ici<<. Le site est en japonais mais la tracklist en anglais.

Dimanche, j'ai fait le touriste à Nikko. Je mettrais les photos en ligne ce week-end probablement. Ciao

Posté par massiou à 23:52 - Du bruit et de l'art à Tokyo et ailleurs - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Merci pour cette chronique, je recherche ce type de musique pour mon site tournant autour du genre "Death Jazz / Jap. Jazzyness" et ce groupe en est un digne représentant ^^

    Posté par John Sauvage, 25 juin 2007 à 01:13

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